


Parfois, le cinéma multiplie sa force et sa beauté par des échos qu'on voudrait infinis. Antoine Doisnel, traînant depuis son patronyme ressassé, a couru vers la mer il y a 50 ans tout juste ; et aujourd'hui Boy A, le sans nom, affronte à son tour des vagues et des tourments. Liam, le jour de ses seize ans croyait comme eux, en 2002, trouver refuge sur le rivage.
Tous fuient leur enfance meurtrie, et trouvent une impasse - qu'y a t-il de plus désespérant qu'une jetée, Boy A ? - à laquelle ils se heurtent et qu'ils, peut-être, dépassent...
Que ne suivent-ils pas le regard de Lily - tellement belle qu'on lui écrit des chansons - qui va dans le sens opposé, vers une autre mer ; vers d'autres vagues. Elle seule saura sans doute quitter l'adolescence, non sans heurts, mais sans amertume.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire