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16 octobre 2010

Quand le cinéma fait mal.

Une fois par an, parfois plus, parfois moins, un film m'émeut particulièrement, indépendamment de ses qualités intrinsèques. Le fait est que jusqu'ici tous ont été de bons voire de très bons films.
Une certaine mélancolie s'empare de moi à leur vision et, dès que j'en sors, je ressens le besoin de les revoir encore et encore jusqu'à satiété. Satiété qui généralement n'est pas atteinte.
Il faut alors que je me résigne à ne plus voir l'œuvre en question, au prix d'une douleur intense. Le temps a, finalement, raison de cette langueur, de ce spleen.

Cet état d'esprit est très désagréable, tant dans la période de dépendance que de sevrage. Le manque est réel, mais sa définition est une gageure, touchant à des sensations difficilement explicables.
Être addict à un film ? L'écriture même de ce billet m'est déplaisante, car il tend à l'idiotie. Est-ce bien raisonnable, et même avouable ?
Pourtant, je suis allé jusqu'à cinq fois au cinéma revoir certains d'entre eux, en parvenant enfin, un jour, à m'empêcher d'y retourner une fois de plus.

Je sors à l'instant, par exemple, pour la deuxième fois en une semaine d'une séance du dernier film de David Fincher, le superbe The Social Network (retraçant la naissance du très polémique "réseau social" Facebook).
Je n'ai tout d'abord pas voulu m'avouer qu'il me faisait le même effet que ses prédécesseurs. Emballé par l'écriture du scénario, des dialogues au cordeau, une réalisation globalement sobre (à part une ou deux touches pas forcément bienvenues) et une interprétation impressionnante, j'y suis retourné quelques jours après la première vision, mû en réalité (mais je ne me le suis avoué que quelques minutes avant la séance) par ce même sentiment.
Avec, au final, cette irrépressible envie que je redoute un peu à présent d'y retourner une troisième fois.

En analysant un peu ce que je ressens, il est en fait moins question du film même que d'un personnage (dans l'exemple de TSN, celui d'Edoardo Saverin campé par l'excellent Andrew Garfield).
De chacun de ces films, un protagoniste semble se détacher et porter sur ses épaules tous les questionnements que je peux avoir dans la "vie réelle", sur des sujets hautement personnels (je veux dire par là : des choix petits et gros à faire et qui n'impliquent que moi, et n'ont pas d'incidence directe sur mon entourage, famille ou amis). Les réponses qu'apportent ces personnages sont rarement les bonnes, ou n'ont pas d'incidences positives sur l'instant et ça n'en est que plus bouleversant.

En allant plus loin, je me rends aussi compte que ces personnages ont généralement environ l'âge que j'ai quand je les rencontre. Liam de Sweet Sixteen "fêtait" alors ses seize ans en même temps que moi, tout comme Ismaël dans Les Chansons d'Amour ou, dans une moindre mesure peut-être, Lili de Je vais bien, ne t'en fais pas étaient proches de moi en âge. Tous vivent pourtant des conflits bien plus forts que ceux que j'ai connus dans ma vie somme toute plutôt tendre, mais me laissent entrevoir une force de caractère que j'espèrerais avoir à leur place. J'aimerais les connaître vraiment, qu'ils soient mes amis ou plus.

C'est dans ces moments, quand le cinéma me fait mal, que je doute le plus. Ils ne sont que des personnages. Mais comment faire pour ne pas les chérir en personnes de chair et de sang ?

05 mai 2010

La nuit du pêcheur.

Ici se trouve le lien (aussi présent dans le menu de droite, dans "Pages principales") du texte "La nuit du pêcheur" (ainsi que les photos qui l'illustrent) que j'ai écrit le lendemain de... Ben lisez le texte, tout est dit dedans !

21 janvier 2010

FlickR

Je vous signale la création récente d'un compte FlickR, qui est bien pratique pour organiser les photos, et plus agréable pour les afficher.
A voir ici.

Je ne compte pas déserter ce blog pour autant, même si ça me fait deux fois plus de travail... Je verrai comment je m'organiserai.

05 décembre 2009

2009 - Première partie

Cette année a ceci de particulier que j’ai été pendant sa première moitié à Madrid et ai eu une « consommation » de culture (quelle vilaine formule !) extrêmement différente des années précédentes.

Jusqu’ici j’allais voir de tout, tout le temps, partout dans Paris. En Espagne, l’offre culturelle s’est bien réduite quant au cinéma, quand Erasme m’a poussé souvent - mais j’étais pour cela entouré de gens que cela intéressait – vers d’autres muses.


Des musées tout d’abord : la Reina Sofia surtout, y suivant une amie fondue d’art contemporain, mais aussi le Thyssen (avec ma mère qui, devant un tableau du jeune Picasso représentant des masques, déclare gracieusement – espagnolicisme – « Celui-là, je le verrais bien chez nous »), ou le Prado, rapidement.

Puis d’autres institutions culturelles dépendant de grands groupes espagnols tels que le Caixa Forum (qui vaut autant pour son architecture et son escalier que pour ce qu’il présente dans ses murs –, Chaplin, Mucha) près de la gare d’Atocha ; la Casa Encendida (financée par la banque Caja Madrid – Antonin Artaud, New York en photographie...) à Embajadores ; la salle d’expositions du bâtiment Telefonica (Gerhard Richter, Oscar Niemeyer) sur Gran Via.

Et enfin les galeries de Chueca ou Malasaña.


Puis les salles de concert. A Paris, pendant des années, je ne suis allé qu’à quelques concerts pour y voir des artistes que j’affectionnais particulièrement (Salif Keita, Air...), mais très ponctuellement. Madrid et quelques personnes rencontrées là-bas ont particulièrement changé la donne. J’ai bien entendu vu plusieurs concerts de groupes que je connaissais bien : Au revoir Simone, The dø...

Mais aussi des groupes que je ne connaissais pas et que je suis allé voir toucher – espagnolicisme otra vez – pour suivre mes mexicains, mes allemands, mes amis en général quoi, sans trop savoir dans quoi je m’embarquais. Quelques moments mémorables, dont une quasi performance de japonais autistes à la Casa Encendida, qui ont littéralement torturé les gens présents pour deux euros, ou d’autres moments plus cool tel Felix Da Housecat à la Sala Low, dans un noir quasi total (éclairage défaillant oblige).


En lecture, j’ai malheureusement très peu lu en espagnol (si ce n’est un peu de poésie, conseillé par une autre amie ; un peu de théâtre, par les cours que je suivais alors ; et les paroles des chanteurs hispaniques que j'apprécie - le disque la Mandragora conseillé par ma sœur et mon beau-frère, Silvio Rodriguez, Melendi...), un peu en anglais, et beaucoup en français (notamment du Hugo, du Genet, du Céline).


Par provocation sans doute je signale aussi mon ultime sortie « culturelle » : les corridas à la grande arène de Ventas, à côté desquelles je vivais, et où je suis allé la dernière semaine pour me faire une idée. Mon idée est faite...

Je regrette une seule chose : ne pas avoir été voir un match du Real Madrid au stade Santiago Barnabeu, culture madrilène à part... Mais les places sont chères, et ça représente beaucoup de Mahou.


J’ai finalement trouvé pendant un an ce que je cherchais en partant : un répit dans ma boulimie de cinéma ainsi qu’une ouverture vers d’autres domaines que je dominais moins.

J’ai néanmoins découvert quelques films en Espagne, assez peu, mais marquants. Camino de Javier Fesser, à la fin de l’année 2008, que je plaçais alors dans les meilleurs films de l’année. Sa sortie se fait d’ailleurs attendre en France...

Mais surtout, dans les films dits « de patrimoine », El verdugo (Le bourreau), 1963, de Berlanga ou Viridiana, 1961, de Buñuel.

Disons que les pratiques en matière de cinéma en Espagne m’ont malgré tout paru « cinécides » : les cinémas n’ouvrent qu’à 16h, il faut batailler pour en trouver en VO, tous puent le pop-corn, les places sont numérotées (ce qui a autant d’avantages que de défauts), et seule la Filmoteca passe des films de patrimoine...

Par contre, avec cette dernière on est loin de la froideur institutionnalisée de notre nouvelle Cinémathèque Française de la rue de Bercy, dramatiquement impersonnelle. Ici on peut prendre un verre de San Miguel (si je ne me trompe, la Filmoteca n’est pas à la Mahou) à moins de deux euros, avec des olives en prime, en attendant d’entrer dans la belle et grande salle du Cine Doré.

A signaler quelques beaux moments dans cette institution : l’émotion partagée lors de la projection d’Un cœur en hiver de Sautet, les frissons éprouvés lors de la vision de Titicut follies que Fred Wiseman (dont je parlerai plus loin) est venu présenter lors d’un cycle qui lui était dédié, et le beau moment passé devant La chute de la Maison Usher avec la performance épatante d’une jeune femme chantant en accompagnement des extraits des nouvelles de Poe adaptées par Epstein (La chute de la Maison Usher et le Portrait ovale, ainsi que des extraits si je me souviens bien de correspondances et de son journal).


A suivre avant la fin de l’année un résumé de ces derniers mois (depuis mon retour en France) et une analyse de mes goûts cinématographiques pour l’année écoulée, et de cette fin d’année particulièrement enthousiasmante !

15 octobre 2009

iPhone mon amour

Titre (un peu) ironique pour une nouvelle section de ce blog qui souffre depuis quelques temps de ne pas être mis à jour régulièrement. A cela plusieurs raisons : un retour à Paris, ville que j'ai ultra-photographiée avant mon départ à Madrid (ville du renouveau pour moi sur une courte mais prolifique période aujourd'hui presque achevée), un manque de motivation à photographier justement (avec le retour à un appareil numérique, moins sexy que le jouissif argentique qu'on m'avait prêté dans la capitale espagnole) ou à écrire (en tout cas pour le blog).
Bref, cette nouvelle section aura le mérite de nourrir cette page en spontanéité, perdant peut-être en qualité. Peut-être que le temps en fera ressortir quelque chose de bien...
Prendre une photo dans la rue ou en intérieur, entre amis, en famille ou bien seul, avec un téléphone portable qui n'a qu'une focale fixe, pas de zoom, avec un résultat non retouché (à part la sacro-sainte signature, au cas où on voudrait piller mon œuvre) voilà ce que je propose aujourd'hui. Tout se fera dans l'envie, et tout pourra s'arrêter aussi vite que c'est apparu.


MUR du 109 rue Oberkampf, par Poch, le 08/10/2009. A droite, ce qu'il reste de visible du MUR de Alexone.

Martin Scorsese, dans le Positif n°583, p84.
Marlon Brando, dans le Positif n°584, p73.

07 octobre 2009

Patafix

Parfois, je me demande si c'est normal de voir un homme sans tête mais avec une cape dans de la Patafix.

18 août 2009

Quincuagésima segunda semana

Lección 355 : inactividad importante
Lección 356 : los 355 otros días...

FIN DE LAS LECCIONES

15 août 2009

Quincuagésima primera semana

Lección 348 : recuerdos y memoria
Lección 349 : ¿Por donde andaremos?
Lección 350 : 23h30, ahora
Lección 351 : tío, güey. Tío…
Lección 352 : ¡Ginger!
Lección 353 : Madrid, ultimo día
Lección 354 : Daganzo, con el bebe

{Mas menos que mas}

08 août 2009

Quincuagésima semana

Lección 341 : corrida (de toros)
Lección 342 : arriba
Lección 343 : mas menos que mas
Lección 344 : un alemán se ha ido. Se quedan los mejicanos y el franchute
Lección 345 : san Cayetano, reza por mi…
Lección 346 : falsa alarma
Lección 347 : hoy, sabemos que lo importante es soñar

04 août 2009

Plutôt moins que plus

Ça faisait plusieurs semaines que ça me démangeait.
Je viens d'ouvrir un second blog, ici, demi-frère espagnol et anglais de celui-ci.
Traductions dans les langues de Shakespeare et de Cervantès de mes articles en français.
Sans doute très approximatif, vu mon niveau dans les deux langues.

He abierto esta pagina para que se pudieran leer algunos de mis artículos de mi blog francés en español o en ingles. ¡La calidad de las traducciones depende de mi nivel en esos idiomas!

I started this blog to allow the English and Spanish people to understand the posts on my original blog in French. The quality of my translations is related to my Spanish and English speaking abilities.

01 août 2009

Cuadragésima novena semana

Lección 334 : ni idea
Lección 335 : ritmo infernal
Lección 336 : cuello borrado. Repito. Cuello borrado.
Lección 337 : la teta asustada
Lección 338 : piso del oso, versión fin de año
Lección 339 : la cosa
Lección 340 : no mames, güey

26 juillet 2009

Cuadragésima octava semana

Lección 327 : uno llega, otros se van
Lección 328 : caparazón familial
Lección 329 : culto o cutre
Lección 330 : Annie Leibovitz (bis)
Lección 331 : juegos divertidos
Lección 332 : pre-despedida de la rubita
Lección 333 : la caída de la casa Usher

19 juillet 2009

Cuadragésima séptima semana

Lección 320 : en Madrid, no hay días malos
Lección 321 : una noche famosa
Lección 322 : noche. Noche, noche (noche sushis por el día de la Bastille)
Lección 323 : me siento mejor cada día (lo dice pero no lo piensa)
Lección 324 : delegación francesa en Madrid
Lección 325 : ¿sabes donde está el Junco?
Lección 326 : día sin alcohol

13 juillet 2009

Cuadragésima sexta semana

Lección 313 : ¡vete! ¡No te pares!
Lección 314 : cucarachas domesticas
Lección 315 : alarido
Lección 316 : quédate solo un poquito mas…
Lección 317 : resaca micheladana
Lección 318 : pinche pendejo
Lección 319 : yambala, güey

06 juillet 2009

My first dictionary

Encore une fois, je découvre un blog extraordinaire via celui de Matoo.
My first dictionary, c'est un peu le Serial Mother des livres pour enfants : on prend de belles images de livres et on les détourne méchamment, brutalement, sadiquement.

Il va bien plus loin que les fameux Martine qui ne faisaient que jouer sur l'image, sans être très fins, mais nous permettaient néanmoins de laisser échapper quelques rires bêtes et gras (genre ici ou ici).

Non, My first dictionary, en plus d'être drôlement méchant est aussi dur et impitoyable. Tout le monde y passe. Un enfant ne peut être naïf et gentil, et s'il l'est, il finira mal...
Une famille est faite pour exploser ou exclure, un objet pour tuer ou humilier, un membre pour oublier sa solitude (hum hum).

Le choix des mots est précis et concis ; les images sont celles des vieux livres anglais que ma grand-mère me lisait, petit.
Enfin on voit ces mêmes sales gosses de la première moitié du XXème siècle s'en prendre plein la gueule ; tout en apprenant la langue de Shakespeare ludiquement.
Un rêve qui m'exauce, en somme.

Parfois on aimerait être anglais, pour avoir leur humour...

{Versión española}

04 juillet 2009

Cuadragésima quinta semana

Lección 306 : dieta
Lección 307 : no recuérdame porque estoy aquí
Lección 308 : gran talento
Lección 309 : Ruth - Palabras
Lección 310 : chicas y maletas
Lección 311 : ¿orgulloso?
Lección 312 : resacón

30 juin 2009

Jules et Jim

-Mais alors que dois-je devenir ?
-Un curieux.
-C’est n’est pas un métier !
-Ce n’est pas encore un métier. Voyagez, écrivez, traduisez, apprenez à vivre partout. Commencez tout de suite. L’avenir est aux curieux de profession. Les français sont restés trop longtemps enfermés derrière leurs frontières. Vous trouverez toujours quelques journaux pour payer vos escapades.

[Jim]

{English version}

27 juin 2009

Cuadragésima cuarta semana

Lección 299 : día de la música
Lección 300 : ¡tres cientos!
Lección 301 : depresión {Adios (Mary)Lou}
Lección 302 : pintura sobre fotografías {Richter}
Lección 303 : la peste
Lección 304 : la ultima carta
Lección 305 : labios azules, venas azules ; azul, el color de nuestra planeta desde muy muy lejos

21 juin 2009

Cuadragésima tercera semana

Leçon 292 : soirée Shining nostalgique
Lección 293 : jóvenes caballeros pálidos
Lección 294 : cuatro noches de un soñador
Lección 295 : ultimo examen
Lección 296 : Mito mítico
Lección 297 : Lolina, Oscar, Debod
Lección 298 : salsa picante

17 juin 2009

Cuadragésima segunda semana

Lección 285 : ¡libre!
Leçon 286 : o mon pais
Leçon 287 : champignons invisibles
Leçon 288 : matricule d’honneur !
Leçon 289 : la vidéo de Benny
Leçon 290 : les beaux gosses
Leçon 291 : putain con