
Les films sortant du Festival de Sundance se ressemblent, comme les maisons de banlieues dans lesquelles vivent leurs personnages.
L’environnement de Juno est à peine moins excentrique que celui de la petite Miss Sunshine, mais tout aussi faussement déjanté que celui de Moi, toi et tous les autres.
On suit des héros qui n’en sont pas, et on ne peut que les aimer. Ils ont ce qu’il faut d’humour, ce qu’il faut de déprime, ce qu’il faut de rage.
Mais ont-ils une âme ?
La course aux films sympathiques, possible blockbuster à petit budget, aux BO chiadées et abordant des sujets de moins en moins osés et/ou dérangeant qui faisaient l’intérêt du Festival (avec les films violents de Tarantino ou Avery, marginaux de Haynes, Clark ou Smith, engagés de Lee, Russell ou Troche) sont la maladie inoculée par Hollywood dans ce système qui lui échappait jusqu’ici.
Les stars elles-mêmes s’immiscent dans ces films (on se rappelle de Bruce Willis dans Fast Food Nation, Mme Tom Cruise Katie Holmes dans Thank you for smoking…) qui jusqu’ici les créaient parfois (les fabuleuses Laura Linney ou Julianne Moore… ; Ellen Page ou Abigail Breslin pour la nouvelle génération…).
Ça n’inquiète que moi ?
3 commentaires:
Ah non, je suis très inquiet aussi !!! Mais de loin, car ça fait très longtemps que je ne vais plus voir ces... un tunnel, m'entends-tu... allo... al...
Je ne sais pas si j'ai bien compris, mais j'ai vu le film et je crois que je suis d'accord avec toi. C'est un film faible, il n'a pas un bon script, et ce ça m'étonne parce qu'il a reçu un oscar par l'Academie. Les personnages sont peu croiyables, comme tu bien dit. J'ai lu quelques articles de ton blog et ils sont merveilleux, j'ai des goûts trés pareil (je parle des films que j'ai vu, comme tu peux imaginer). Tu écris comme des anges.
Un besito.
Diculpa mis faltas de ortografía.
Rosalía
Eh bien merci beaucoup ! c'est gentil de faire un effort pour lire mes articles en français... surtout qu'ils sont plutôt longs :p
hasta pronto !
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