31 janvier 2009

Vigésima tercera semana

Lección 154 : los que se van...
Lección 155 : por la noche, yo miento
Lección 156 : yo soy un poeta de la época muda
Lección 157 : puedes escribir, pero no editar…
Lección 158 : ¿ un guionista ?
Lección 159 : unas despedidas mas…
Lección 160 : amar hoy lo que odia ayer

29 janvier 2009

D'Emma, de Laura, d'April


Je me souviens d'une année de lycée, quand mon frère devait lire Madame Bovary pour son cours de français et que, n'avançant pas très rapidement (mais qui lit Madame Bovary rapidement ?), ma mère lui demandait pour vérifier : "Et elle fait quoi Madame Bovary, maintenant ?".
Et mon frère qui répondait, sans changer un mot toutes les nombreuses fois où on lui posa la question : "Elle regarde par la fenêtre et il pleut...".

Ce résumé de génie s'appliquerait bien au dernier film de Sam Mendès, le réalisateur britannique très inspiré depuis son coup d'éclat avec American Beauty, puis The Road to Perdition, Jarhead et cette année le puissant Revolutionary Road.

S'il ne pleut, il me semble, qu'au début du film, avant l'accalmie dans la relation du couple quand ils décident de partir à Paris, ils regardent de nombreuses fois par la fenêtre. Ils lancent des regards désespérés vers la maison voisine ; l'herbe y est peut-être plus belle ?
Non, c'est le même gazon vert, bien tondu. Et ils ne veulent que fuir.

Revolutionary Road est un peu comme une version longue du "segment Julianne Moore" du film The Hours d'un autre anglais, Stephen Daldry (le père de Billy Elliot), où une mère de famille des 50's était bouleversée par les mots de Virginia Woolf, au point d'envisager de se suicider comme elle.

Laura (Moore) et April (Winslet) sont des Bovary modernes.
Ne finissent-elles pas toutes trois par quitter leur famille, chacune à leur manière ? Haïssant ce qu'elles sont devenues, haïssant leur époux modèle, haïssant leurs enfants, ou ce qu'ils représentent.
April ne couche-t-elle pas avec son voisin dans une voiture, comme autrefois Madame Bovary dans la calèche ?
Changement des temps cependant : cette fois-ci, la caméra est dans la voiture.
Mais si elles sont "héroïnes" de la moitié du siècle dernier, elles évoquent bien entendu notre époque qui n'a pas vraiment changé. Les rêves comptent toujours autant dans la vie, et finissent souvent brisés comme ceux d'Emma ; une ancêtre, en somme.

24 janvier 2009

Vigésima segunda semana

Lección 147 : notensom
Lección 148 : la matanza de Madrid
Lección 149 : garrapata
Lección 150 : me encantan las ropas Versayse
Lección 151 : perdidos
Lección 152 : ¿cual es este país en lo que golpea, por la noche, la ley del mas fuerte?
Lección 153 : te gusta comparar el presente y el pasado

23 janvier 2009

La République


Je le vois venir le grand débat quand, dans quelques années, on fera l'état, comme nous le faisons souvent, des Palmes d'Or passées. Contrairement à des films comme Rosetta ou Le Pianiste qui, au moment de l'annonce du Palmarès, avaient été jugés indignes ou molles puis ont acquis avec le temps leur place de film important ; contrairement à la Palme remise à Fahrenheit 9/11, scandaleusement détournée pour des raisons politiques et idéologiques ; contrairement au Vent se lève, Palme de la consécration à un habitué magistral de la Croisette, pour un film plus consensuel qu'à l'accoutumée ; Entre les murs se verra reprocher l'approche franco-française de son sujet ainsi que son traitement pas vraiment novateur. Et, pour finir, d'être la énième œuvre au traitement "réaliste" (sans compter le documentaire de Moore, il faut remonter à 2003 pour trouver une Palme à un "formaliste", Gus Van Sant pour Elephant), proche du documentaire, à remporter la plus haute distinction du Festival. La revue Positif, par ailleurs grand défenseur du cinéma de Laurent Cantet, soulignait cette quasi "dérive" du Festival de se refuser à honorer de grandes œuvres "loin de tout effet documentaire".

Mais Entre les murs est un film important. Qu'il ait un impact mondial ou non importe peu. Il semblerait néanmoins que ce soit le cas. Ayant été acheté par le monde entier, sélectionné aux Oscars (mais ayant perdu aux Golden Globes face au très bon Valse avec Bashir), ce film intrigue autant que le phénomène des Ch'tis en dehors de nos frontières. Il n'y a qu'à voir comment les deux films, ici, en Espagne, sortant le même mois, impressionnent au Box Office national, respectivement 10ème et 6ème.
Pourtant, le film de Cantet aborde un sujet typiquement français : l'intégration à notre République des (petits-) enfants (d')immigrés (faisant très intelligemment la différence entre les immigrations historiques : africaines, maghrébines, asiatiques) par l'école.
Je suis bien placé pour savoir qu'il suffit de traverser les Pyrénées pour découvrir des problèmes différents. Ici, les populations immigrées avaient jusqu'ici majoritairement pour langue maternelle l'espagnol et la religion catholique...
Pas de débat dans les classes pour savoir comment doit s'appeler le "personnage" type des exemples du prof. En France, dans la Classe (le titre du film à l'étranger), on s'énerve d'avoir toujours à entendre parler de "Bill" et autres prénoms de "jambon-beurre" (autrement dit, les "blancs"), et non pas d'Aïssata ou de Fatou...
Il s'agit bien d'un film sur la France, "métaphore sur la société française, sur la nouvelle réalité multiculturelle et sur comment le vrai pouvoir d'un pays se trouve dans son système éducatif" (El Pais).
Mais son message est humaniste, comme si l'on revenait à une pensée de la République (avec un passage appuyé mais très bien senti sur Platon) directement inspirée par le siècle des Lumières, au discours universel.
On voit ici que le système ne marche pas, puisqu'il aboutit au renvoi désastreux d'un élève "scolairement limité" (terribles mots...), et par le triste bilan fait par l'une des élèves, quasi invisible pendant tout le film qui déclare, réellement peinée, qu'elle n'a rien appris en un an de classe.
Mais on voit aussi la fantastique cuisine que la société française va avoir à faire avec ses nouvelles générations. Un bouillon de cultures, explosif si on ne s'en occupe pas, mais qui promet bien plus que ce que les fatalistes de ce pays veulent nous faire croire.
Film extrêmement politique, en cette période de remise en question de tous nos principes républicains, tant dans notre système éducatif que dans le traitement honteux des clandestins et de leur famille (Wei, jeune chinois doué voit sa mère menacée d'expulsion), il ne ferme pourtant jamais les yeux sur des comportements individuels intolérables.

La mise en scène, elle, si elle ne révolutionne rien, s'adapte néanmoins parfaitement au cadre (le titre français montre bien le défi du film : passer la quasi intégralité du film entre les murs de l'école). Comme Cantet le dit lui-même, il filme la classe comme un terrain de football, toujours dans les mêmes axes, pour mettre face à face deux "adversaires", le prof et ses élèves. Mais ce qui change par rapport aux fictions au style documentaire, c'est l'utilisation du trépied et de plusieurs caméras, permis par le cinéma numérique. La cohérence est totale ; la forme s'applique merveilleusement au fond pour un film qui restera, palmé ou non...

17 janvier 2009

Lección 144


Découverte, les unes à la suite des autres, des œuvres de Jean Genet et de ses influences sur le cinéma et la musique :
son seul film, Un chant d'amour (1950), interdit jusqu'en 1975, incroyable ode érotique aux pédésexuels (et dont le film d'Honoré, Les Chansons d'amour, semble faire référence directe) ; sa descendance chez RW Fassbinder dans Querelle (d'après Querelle de Brest) qui est vraiment... du Fassbinder !
Et les très belles chansons, que je connaissais avant sans savoir qu'elles lui étaient dues (paroles) ou dédiées : respectivement Sur mon cou d'Etienne Daho, et Beautiful Boyz de Cocorosie.
Reste le plus important, sans doute, ses écrits. Or, pour les trouver sur Madrid...

Vigésima primera semana

Lección 140 : uno perdido, diez encontrados
Lección 141 : defender al gigante de arcilla, tanto mas cuando se rompe
Lección 142 : ¿ qué mas quieres ? Quieres ¡ mas !
Lección 143 : un día en Xanadu
Lección 144 : chulos y reinas y maricones criminales
Lección 145 : la semana de la inacción
Lección 146 : por favor, mátame

11 janvier 2009

La Haine


Combien de fois encore on ajoutera la bêtise à la bêtise ?
Qu'une guerre invraisemblable s'occupe chaque année depuis toujours d'aller plus loin encore dans l'absurdité ne nous suffit pas ; il faut transformer alors une manifestation pacifiste à l'échelle mondiale en mouvement partisan pour des abrutis meurtriers.
Les sifflets entendus Plaza del Sol lorsque l'on redescendait le drapeau palestinien d'une pauvre statue innocente, entourée de propos racistes écrits sur de grands tableaux noirs m'ont fait regretter d'avoir pensé un instant que participer à cette manifestation serait un beau symbole.

Je suis content finalement de n'avoir que gelé le Temps, lors du Big Freeze madrilène, ne serait-ce que trois minutes, sans arrières pensées avant d'assister à cette honteuse démonstration d'imbécillité malheureusement humaine.

Penta, Retiro y Jonco




Dix-huitième et dix-neuvième semaines





10 janvier 2009

Vingtième semaine

Leçon 133 : la nuit nous appartient
Leçon 134 : Landou et Victor Hugo
Leçon 135 : l’art gentil du cerf-volant
Leçon 136 : dernière leçon francophone avant longtemps
Leçon 137 : en fait, non
Lección 138 : finalmente madrileño, pero la nieve me persigue, la reputa
Lección 139 : enamorado de su Mac

06 janvier 2009

2008, année tronquée

Drôle d'année où, alors que la France gagne la Palme d'Or (Entre les murs, Laurent Cantet), que Eastwood semble frapper fort à nouveau (L'échange), qu'un McQueen ressuscite ce grand nom (Hunger), que Honoré se fait encore une fois applaudir et huer (La belle personne), que les Dardenne y retournent comme en 14 (Le silence de Lorna), que Gray signe une histoire d'amour (Two Lovers), et sans compter tous ceux dont on n'attendait rien, je n'ai vu aucun de ces films prometteurs dont j'entends parler à distance, avec des larmes dans les yeux de ceux dont je ne voix pas le regard, mais lit les mails. C'est dur car, si l'année 2008 a réservé quelques grands films, quelques grandes surprises, et quelques grandes déceptions aussi, il me semble que c'est sur les quatre derniers mois que se sont échelonnés la plupart de ceux que j'attendais.

De grands films, donc, avec deux de mes réalisateurs favoris, qui avec leurs nouveaux opus se placent définitivement dans mes "préférés" : There will be blood de Paul Thomas Anderson et Un conte de Noël de Arnaud Despleshin, pourtant à l'opposé l'un de l'autre. De la puissance pure pour deux fresques familiales qui, chacune à son échelle, parle d'amour et de haine, et puis de mort aussi, et beaucoup.
Il y a, bien sûr, un mot à dire sur le Pixar annuel (Wall-E, Andrew Stanton) qui, sans aller dans le sens habituel de summum de l'animation comique, réussi un sans faute dans la comédie romantique.
Et puis le stupéfiant Julia, cauchemar américain de Erick Zonca, porté par Tilda Swinton plus géniale que jamais, et une photo inoubliable.

Quelques films, superbes, n'ont fait que confirmer le talent de leur auteur, et c'est peut-être le plus difficile : Into the wild (Sean Penn), The Dark Knight (Christopher Nolan, qui montre que le divertissement intelligent à Hollywood n'est pas mort), The Darjeeling limited (Wes Anderson), Tropic thunder (Ben Stiller).

Pour d'autres, la longévité avec parfois des bas, mais aussi cette année des hauts, voire des sommets : Vicky Cristina Barcelona (Woody Allen), Happy-go-lucky (Stephen Frears), Rachel getting married (Jonathan Demme), La ronde de nuit (Peter Greenaway), Burn after reading et No country for old man (Joël et Ethan Coen), Sparrow (Johnny To) et le Che-Première partie (Steven Soderberg) dont on attend la suite pour juger un film somme qui commence bien.

Et puis il y a ceux auxquels on ne croyait que peu, voire pas : l'excellent thriller In Bruges (Martin McDonagh), massacré par une promo catastrophique, et un titre français qui ne l'est pas moins et que je n'écrirai pas ici ; Speed racer (Andy et Lana Wachowski), l'improbable folie visuelle et narrative des auteurs de Matrix ; Cloverfield (Matt Reeves), la grosse surprise de la volonté de certains producteurs (en l'occurence JJ Abrams) de faire du recyclage de qualité.

Il y a aussi les découvertes, ceux dont on attendra avec impatience le prochain film pour pouvoir les placer dans les catégories précitées : tout d'abord Joshua (George Ratliff) dont j'ai déjà parlé il y a quelques mois ; Camino (Javier Fesser), où l'Espagne nous fait à nouveau la leçon sur comment faire un film qui peut être à la fois fantastique, dramatique et social ; Gomorra (Matteo Garrone) et Ciao Stefano (Gianni Zanasi) avec une Italie qui n'en finit pas de revenir sur le devant de la scène cinématographique, engagé et puissant ; L'un contre l'autre (Jan Bonny), La soledad (Jaime Rosales) ou encore Valse avec Bashir (Ari Folman) qui, sur des sujets brûlants (la violence dans un couple pour l'allemand, l'impact du terrorisme sur ses victimes pour l'espagnol, le passé "à oublier" pour l'israëlien) me révèlent d'immenses talents qui m'avaient échappé jusqu'ici.

Je finirai avec les grandes découvertes du passé que j'ai faites cette année, avec trop de retard, à ma grande honte : Manon (Henri-Georges Clouzot, 1948, d'après Manon Lescaux de l'Abbé Prévost), Le lauréat (Mike Nichols, 1968), A swedish love story (Roy Andersson, 1969, d'après lui-même, et c'est déjà pas mal), Zabriskie Point (Michelangelo Antonioni, 1970), My beautiful laundrette (Stephen Frears, 1986), pour ne citer qu'eux.

03 janvier 2009

Dix-neuvième semaine

Leçon 126 : ski, (sex) and sun
Leçon 127 : ski, (sex) and snow
Leçon 128 : ski, snow and sun
Leçon 129 : détente
Leçon 130 : bonne année !
Leçon 131 : 13 pages
Leçon 132 : citations

02 janvier 2009

Dix-huitième semaine

Leçon 119 : version originale
Leçon 120 : racines
Leçon 121 : erreur fatale
Leçon 122 : la jeunesse
Leçon 123 : un cri dans la nuit
Leçon 124 : paradis blanc dans l’enfer vert
Leçon 125 : complot de famille

25 décembre 2008

Decimaseptima semana

Lección 113 : yo lo pongo, yo controlo
Lección 114 : un dia para olvidar
Lección 115 : cuando te lo esperas menos
Lección 116 : nunca secaré
Lección 117 : los tontos, si callan, lo parecen menos
Lección 118 : terminal
Leçon 119 : Pro

13 décembre 2008

Decimasexta semana

Lección 106 : buscando cortesía y amor en La Pianista
Lección 107 : no he encontrado ni amor ni cortesía en La Pianista, pero mucho sexo y humor
Lección 108 : y luego, fuego
Lección 109 : el reto que duele un montón {120+40 paginas}
Lección 110 : un finde para cambiar la cara del cine mundial
Lección 111 : pre-Noche Vieja
Lección 112 : la Reina Sofía, ultimo abrigo por un día de lluvia

06 décembre 2008

Decimaquinta semana

Lección 99 : cocina europea
Lección 100 : no amamos tanto el cine por lo que es como por lo que será {Proust}
Lección 101 : no dejo de esperar
Lección 102 : chupando la sangre de otra persona
Lección 103 : ¿ porqué nada jamás funciona como debería ?
Lección 104 : y este ruido, bang bang, nunca lo olvidaré
Lección 105 : no se ríen de bromas, sino de tragedias

02 décembre 2008

Résumé

Les cent jours étaient résumables aux yeux extérieurs – bienveillants et un brin jaloux - en peu de mots joyeux, pour peu qu’ils terminassent en o ou en a.
Pour lui, cette centième journée ne sonnait pas joli : la première d’entre eux fêtait son départ, rime en rude.
Le froid s’était emparé de la ville, mais le soleil brillait encore. L'odeur des patatas bravas habituelles infestait la rue ; il rentrait chez lui par un chemin maintenant routinier.
Et il se surprit à aimer la routine. Mais les minutes passaient pour lui aussi.

29 novembre 2008

Decimacuarta semana

Lección 92 : joder (con una jota)
Lección 93 : frutas raras
Lección 94 : Gomorra
Lección 95 : yo quiero ser profesor de cine en España (por lo menos, no te cansas)
Lección 96 : cago en os muertos
Lección 97 : una canción de Alabama
Lección 98 : la primera, pero no la ultima...